Test : Navly, la navette 100% connectée de Lyon

NAVLY, la navette 100% connectée de Lyon

 

Il est 17h47, le 14 mars 2017 et j’attends à l’arrêt Charlemagne. Je suis prête pour une expérience 100 % électrique et autonome avec la NAVette de LYon « NAVLY ». Un véhicule développé par la start-up Navya en coopération avec le leader mondial dans le transport public de voyageurs, Keolis, et soutenu par la Métropole de Lyon et le SYTRAL.

Départ Navette NAVLY

NAVLY: le test commence !

Selon les informations affichées, la navette passe environ toutes les 10 à 20 min en fonction de l’heure de pointe. A l’arrivée de la petite voiture les voyageurs sortent avec leurs valises (j’apprends par la suite que c’était une visite test).

Opteven est dans la place

Séance photo avec Junior (oui c’est son vrai nom !) le programmateur de la navette. Junior (merci pour sa disponibilité) travaille normalement pour les TCL comme un conducteur du bus. Depuis décembre 2016, il fait partie de l’équipe de NAVLY. J’avoue qu’avant de monter à bord j’avais une petite appréhension, car quand même monter à bord d’une navette sans le conducteur parait inquiétant au début. Je suis vite rassurée. Nous sommes au final six dans la navette.

Dès qu’on part le moniteur nous passe une fiche où il faut inscrire son nom et email ou code postal. La navette ne peut fonctionner sans un responsable à son bord. En effet, la législation en France ne l’autorise pas et si un obstacle se présente, la navette fait un bruit et le moniteur reprend la main. Pendant le trajet cette situation s’est produite une fois quand un couple était trop proche devant la navette. Le moniteur me confirme que c’est un cas rare.

Le circuit comprend cinq arrêts et la distance totale est de 1 350 m. On n’est pas grisé par la vitesse,  qui est de 5 -20 km/h. Par contre Junior m’avertit qu’il est interdit d’être debout en phase de test de la navette car le freinage peut être parfois un peu brusque malgré la vitesse peu élevée. La durée du trajet est d’environ 10 minutes, alors je vous laisse calculer la moyenne.

Usagers : des curieux mais aussi quelques assidus de la navette.

La capacité maximale de cette mini cellule autonome aux couleurs du grand Lyon ? 15 personnes, dont 4 debout. Pour la  phase d’expérimentation qui se terminera fin 2017, la capacité maxi en est de 11 personnes assises. Après le deuxième arrêt, le programmateur de la deuxième navette nous rejoint. C’est le nombre de navettes qui circulent habituellement. Le deuxième véhicule avait un souci avec sa manette (imaginez-vous un vieux joystick de PlayStation) qui nécessitait une opération de maintenance. Dès qu’on arrive au terminus ¨Magellan¨ qui se trouve après le Sucre, on repart aussi vite. Au retour nous ne sommes que 4, Junior compris.

Je ne peux pas m’empêcher de lui demander s’il y a vraiment des habitués du trajet ? Sans surprise, ce sont principalement des visiteurs curieux qui veulent essayer et tester, même si quelques assidus existent. Ce qui retient mon attention aussi dans la navette est la présence d’un écran tactile. On y voit le trajet, les arrêts, le temps de trajet, ainsi que la vitesse actuelle. Comme je vois Junior souvent appuyé sur l’écran, je lui demande : la navette est-elle vraiment autonome ? Oui et non. Le moniteur appuie sur une des stations d’arrêt et le véhicule en partant sait alors où s’arrêter.  Il reste 20 secondes avant de repartir au prochain arrêt choisi. Le retour au point de départ sous le coucher de soleil était remarquable.

Pour conclure :

C’était une expérience très intéressante et je la recommande à 100%. Cela permet de tester un exemple d’innovation dans la mobilité par excellence.  On sent qu’on est dans une phase expérimentale en conditions réelles, mais nul doute que c’est une première étape vers des circuits plus longs. En tout cas un grand merci à Junior pour toutes les informations, je me suis bien amusée ! Je vous laisse en découvrir plus sur Navly.