Marché : L’IA et l’automobile

L’intelligence artificielle et l’automobile

L’intelligence artificielle était au cœur du dernier salon CES de Las Vegas. Les innovations technologiques des dernières années ont changé notre façon de conduire en agrémentant les véhicules d’outils d’aide à la conduite. Mais ces outils se limitent à l’automatisation des tâches comme l’aide au stationnement ou au freinage. L’Humain reste essentiel dans la coordination des différents supports.

Aujourd’hui, nous abordons une nouvelle étape technologique. L’ambition n’est plus simplement de sécuriser la conduite ou de la rendre plus agréable. Désormais, il faut se concentrer sur l’Intelligence Artificielle pour atteindre l’ultime étape de la transformation : le véhicule autonome.

Avec l’IA, (Intelligence Artificielle), les véhicules ne se contenteront plus d’être passifs, aux ordres du conducteur. Ils deviendront réactifs, capables d’adapter leur comportement à l’état de conduire ou au niveau de vigilance de l’Homme. Aussi, les enjeux sont l’anticipation et l’analyse des situations pour proposer des solutions adaptées sans aucune prise de risque.

La société Intel considère le secteur de l’IA comme un axe stratégique de développement

Intel et l'IA
Intel et l’IA
  • Avant de pouvoir en profiter, les ingénieurs et industriels doivent faire face à plusieurs problématiques d’envergure. Pour permettre à l’ordinateur d’analyser chaque situation, il faut créer une infrastructure capable de gérer des flux de données très importants. 1h30 de conduite en véhicule autonome génère 4 To de données. Cela représente l’équivalent de 3 000 personnes qui naviguent sur Internet pendant 24h. Un million de voitures autonomes représentent autant de données que toute la population mondiale connectée sur Internet.
  • Après l’analyse, l’ordinateur doit être en mesure de prendre une décision. Les capacités de calcul nécessaires pour obtenir une solution viable et sans danger nécessitent de développer un ordinateur capable de réaliser un volume de calcul colossal de 30 milliards de milliards d’opérations. Cette capacité est équivalente à 3 cerveaux humains.
  • L’IA des véhicules passe nécessairement par l’hyper connectivité de l’automobile. Les véhicules devront dialoguer en permanence avec l’environnement, les autres automobiles, l’infrastructure routière et les systèmes de géolocalisation. Pour garantir une précision suffisante, l’ordinateur embarqué devra être en mesure de valider sa position sur route au centimètre près, quelles que soient les conditions climatiques. Le développement de l’IA doit donc passer par l’émergence de nouveaux systèmes de communication comme la 5G.

L’IA, c’est un ordinateur avec les capacités de 3 cerveaux humains

La route est encore longue avant de pouvoir côtoyer des véhicules capables de nous suggérer un itinéraire en fonction de notre humeur ou d’adapter sa conduite en fonction de notre état de fatigue. De plus, certains observateurs ne sont pas convaincus de l’appétence des consommateurs. Il y a toujours une forme de réticence face à la technologie par peur qu’elle nous domine. L’Homme veut toujours plus de technologie, à condition qu’elle ne soit pas plus intelligente que lui.

Retrouvez notre dossier sur le véhicule autonome ici.