International : La mobilité douce en Europe

Les grandes villes françaises ne sont pas les seules à optimiser leurs moyens pour favoriser l’utilisation des transports durables et non polluants. D’autres capitales et métropoles européennes sont en ordre de marche sur ces sujets.

Faisons un tour chez nos voisins pour découvrir leurs habitudes et leurs innovations en termes de mobilité douce.

Copenhague et Amsterdam : les bonnes élèves

Le rapport « Living. Moving. Breathing. », commandé par Greenpeace en mai 2018, classe les villes européennes sur les thèmes de la mobilité et de la pollution de l’air. Plusieurs critères sont pris en compte : la politique en matière de transports doux, la qualité de l’air, la sécurité des piétons et des cyclistes, la restriction des voitures, les transports publics…

Copenhague et Amsterdam arrivent en tête du classement. Ces deux villes (et même pays) ont une vraie culture du vélo. Les pistes cyclables sillonnent presque chaque artère et permettent d’aller n’importe où rapidement. Les cyclistes ont la priorité sur la voiture et même sur les piétons ! Les pistes sont idéalement aménagées et favorisent ce qu’on l’on nomme désormais le « cyclisme social ». Leur largeur permet en effet de rouler côte à côte tout en parlant tranquillement. Une troisième personne peut même dépasser les plus bavards. La petite reine ne porte pas mieux son nom que dans ces deux villes.

 

Des idées innovantes pour la mobilité douce

Les entreprises rivalisent de concepts intelligents pour favoriser l’utilisation de transports doux dans les grandes villes d’Europe et du monde entier. Des nombreuses aides sont accordées au développement des start-ups spécialisées dans les nouvelles mobilités.

L’un des premiers enjeux est d’inciter le monde professionnel à utiliser les modes de transports doux. Si à Copenhague, une personne sur trois va au travail en vélo, les autres villes sont sur la bonne voie.

À Bruxelles, le concept « On-site Ahooga Bike Store & Services » permet d’amener la mobilité douce aux bureaux. Un stand de location de vélos pliables électriques ou classiques est directement implanté sur le lieu de travail pour favoriser le déplacement des employés. De nombreux services sont prévus : la location, le leasing ou l’achat de certains vélos, l’entretien, des conseils et des formations.

Lyon pense notamment installer, dès 2020, des voies spécifiques réservées aux véhicules faisant du covoiturage. La mobilité est également une solution pour inciter encore plus à utiliser les transports doux (son, lumière ou encore informations en temps réel pendant le parcours de chacun).

Le géant UBER, spécialiste des services de transport compte également s’immiscer sur le marché de la mobilité douce. Rachat de la société Jump Bikes, partenariat avec Lime… Il sera bientôt possible de réserver sa trottinette ou son vélo électrique en libre-service grâce à l’application UBER.

 

Partout dans le monde, la mobilité douce prend une importance de plus en plus accrue. Une nécessité pour répondre aux besoins de la planète mais aussi de chacun d’entre nous … pour une meilleure qualité de vie.

Ainsi, ces évolutions entraînent de nouvelles réflexions au sein des gouvernements. On note de fortes disparités selon les pays où certains, précurseurs, comme l’Allemagne et les Pays-Bas, rendent obligatoire l’assurance de son vélo et le port d’équipements. Ils se sont adaptés pour protéger les utilisateurs. Mais dans d’autres pays, l’utilisation des nouveaux moyens de transports doux reste récente. Il existe des flous réglementaires qui devront être palliés pour que chacun puisse utiliser sa propre solution de mobilité en toute sérénité.