Chiffres : l’avenir prometteur du MaaS

Le bouleversement promis par le MaaS devient tous les jours un peu plus concret, comme en témoignent les chiffres qui, depuis 2017 (l’année de lancement de la première application de MaaS à grande échelle), entourent cette nouvelle façon de concevoir les mobilités.  Ce que nous apprennent aussi ces chiffres, c’est que le MaaS répond à une demande bien concrète des citoyens, qui est appuyée par les gouvernements (français notamment) et qui promet des bénéfices conséquents aux acteurs du secteur qui sauront tirer leur épingle du jeu.

 

2017

C’est l’année de lancement de Whim, l’application conçue par la start-up finlandaise « Maas Global » pour permettre aux habitants de Helsinki de bénéficier, pour la première fois, des avantages du MaaS. L’application compile plusieurs moyens de transports privés et publics tout en permettant aux usagers de trouver le chemin le plus optimal pour se rendre d’un point A un point B. Elle leur permet également de payer directement via l’application leur ticket de bus, leur trajet en VTC ou la location de leur vélo en libre-service. En étant la première du genre à se lancer à une si grande échelle, Whim a permis de confirmer le futur florissant qui attend le MaaS, puisque plus de 80% des utilisateurs de l’application s’en disent satisfaits et que 2 millions de trajets ont été réalisés via l’app dès l’année de son lancement.

 

2020

C’est à ce moment-là que la France montera pleinement dans le train du MaaS avec l’entrée en vigueur de sa nouvelle loi d’orientation des mobilités – qui donne la part belle à la Mobility as a Service. Parmi les objectifs de cette loi : assurer la présence d’une entité en charge de proposer une alternative à la voiture individuelle partout en France. Le MaaS apparait comme l’une des pistes de choix du gouvernement pour promouvoir les mobilités douces, dans un contexte national et international marqué par l’urgence climatique.

 

16%

C’est la proportion d’actifs à Strasbourg qui prennent leur vélo pour se rendre au bureau. Si c’est quatre fois plus qu’à Paris et beaucoup moins qu’à Copenhague, ce chiffre souligne la pertinence du MaaS, dans un contexte qui voit les mobilités citadines évoluer au rythme de la prise de conscience écologique des citoyens. En facilitant l’accès à l’information sur les modes de transports alternatifs et en offrant une plateforme unique de paiement, le MaaS se positionne sans conteste en leader du changement de paradigme qui est actuellement à l’œuvre concernant les mobilités douces et l’utilisation du vélo en zone urbaine.

Le MaaS pourrait ainsi contribuer à atteindre l’objectif que s’est fixé le ministère français de la transition écologique pour 2024 : redonner au vélo une part plus importante dans les déplacements des Français (10% contre 2,7% aujourd’hui). Avec plus de 30 villes en France qui proposent des vélos en libre-service (pour un total de 36 130 vélos disponibles, dont 20 600 rien qu’à Paris), le recours à une application est déjà rentré dans les mœurs de nombreux cyclistes urbains.

 

499€

C’est le prix de l’offre la plus élevée sur l’application Whim, qui permet aux usagers un accès illimité à tous les modes de transports proposés sur l’app (VTC, taxis, location de voiture ou de vélo et transports en commun). Dans la mesure où 80% des utilisateurs de Whim paient plus volontiers au trajet que via une formule d’abonnement, cette offre illimitée ne représente qu’un très faible segment en termes de marché et n’est pas représentative du coût du Maas. L’offre à 0€ (qui donne accès à l’information sur le trajet le plus optimal) et celle à 49€ (qui permet d’utiliser les vélos en libre-service et les transports en commun) semblent bien plus réalistes pour une grande majorité d’utilisateurs. Toutefois, selon un rapport de l’observatoire français des mobilités, 33% des usagers des transports publics français seraient prêts à payer plus cher leur abonnement pour bénéficier de nouveaux services de mobilité. Une information qui ne laissera probablement pas insensibles les acteurs du MaaS à la française, qui se pressent aujourd’hui pour s’emparer d’un marché qui devrait générer à l’international 11 milliards de dollars d’ici 2023 (chiffres Juniper Research).