Shenzhen, la Silicon Valley chinoise

Les Smart Cities sont en plein essor depuis quelques années. Avec le développement de nombreuses technologies, les villes doivent s’adapter afin d’avoir la meilleur gestion possible aussi bien au niveau de la mobilité que des infrastructures. Pour cela, l’utilisation du Big data devient inévitable. Direction Shenzhen, une ville intelligente qui ne cesse de faire parler d’elle et qui est de plus en plus comparée à la Sillicon Valley.

Le principe des Smart Cities

Le principe des Smart Cities est l’amélioration de la qualité de vie des habitants grâce à la mise en place de solutions intelligentes aussi bien en termes de transport que d’infrastructures. Un grand nombre de Smart Cities ont vu le jour ces dernières années, Transpolis, Toyota Woven City, Copenhague, Oslo ou encore Montpellier.

Certaines de ces villes développent des nouveaux systèmes de mobilité via l’utilisation de véhicules autonomes. D’autres utilisent la création d’appartements numériques pour les personnes âgées afin de leurs permettre de continuer leurs vies à domicile. Oslo et Copenhague vont quant à elles axer le développement sur des notions écologiques en promouvant une ville verte avec l’utilisation d’éclairages intelligents, d’applications pour la sécurité des enfants…

Une ville a su se différencier et est maintenant comparée à la Silicon Valley américaine, c’est la ville de Shenzhen en Chine.

Zoom sur Shenzhen, la Silicon Valley chinoise

Une ville en évolution

En Chine, l’utilisation d’outils connectés est de plus en plus courant et les villes se transforment en mettant en place de nouvelles mobilités et de nouvelles technologies. Cette ville de 13 millions d’habitants a dû évoluer au fil du temps. En 1980, elle est choisie pour devenir une zone économique et met en place une politique économique plus flexible pour les entreprises. Certaines des plus grandes entreprises chinoises comme le géant de l’internet Tencent, l’entreprise de téléphone portable Huawei, Foxconn, le plus grand fabricant mondial de composants électronique ou encore le leader mondial de la construction de drones, DJI, se sont implantées.

Les moyens technologiques mis en place

Schenzen a dû s’adapter et mettre en place de nouveaux outils de gestion : une gestion du trafic intelligente grâce à la mise en place de nouveaux feux de signalisation et l’analyse de données en temps réel de l’état du trafic routier,des applications mises à disposition des habitants pour avoir une meilleur gestion des parkings en ville,des caméras pour sanctionner les personnes ne respectant pas le code de la route en utilisant l’intelligence artificielle et le big data ou encore, afin de réduire les embouteillages, le recours à un système de gestion utilisant les flux de données. L’objectif final serait de réduire le nombre de voitures en circulation de 330 000.

« Shenzhen se tient à l’avant-garde du développement des villes chinoises, des villes pour lesquelles le développement urbain signifie devenir une ville intelligente. Shenzhen doit poursuivre ses efforts pour devenir un modèle dans ce domaine » explique Feng Kui, directeur du comité universitaire du centre chinois pour le développement urbain.

Un réseau connecté très développé

Schenzen est une ville en avance sur les nouvelles technologies utilisées en milieu urbain. La ville regorge d’autoroutes aériennes, de gratte-ciels couverts d’écrans géants et d’entreprises interconnectées grâce à un réseau de fibre très performant. Shenzhen est aussi équipée d’un grand nombre de points wifi permettant aux habitants de se connecter à internet à tout moment. La ville peut gérer la qualité de l’air, la distribution d’eau et d’électricité mais aussi les transports en commun. Au niveau de la santé le big data est utilisé afin de faciliter la gestion, de même que pour la sécurité routière ou l’éduction.

La place des véhicules autonomes

La ville est aujourd’hui entrain de mettre en place l’utilisation des véhicules autonomes pour le transport de passagers. Des règles sont à respectées pour avoir la possibilité de postuler, les véhicules devront avoir parcouru 1000 kilomètres minimum lors des essais routiers et ne devront avoir commis aucune infraction au code de la route. Des tests supplémentaires seront aussi effectués afin de vérifier le comportement des véhicules face à des piétons, des solutions de mobilité douce ou encore des situations de circulations plus complexes telles que des carrefours.